CL PAPA WALY GUEYE, DG DE L'ANGMV : la GMV a un impact socio- économique réel sur les populations, notamment les femmes

dg angmv colonel papa gueyeLe Colonel Papa Waly Gueye, Directeur général de l’Agence nationale de la Grande muraille verte, que nous avons rencontré au siège de l’agence, hier, a fait état de l’impact socio- économique sur les populations, notamment les femmes.   

La réalisation physique de la Grande muraille verte (ANGMV) s’étend présentement sur 150 km avec 15 km de large, non seulement à travers la plantation mais la mise en œuvre dans un contexte éco climatique qui lui est favorable.   

C‘est en ce sens que le nouveau Directeur Général de l’ANGMV, le colonel Papa Waly Guèye a mis en exergue la dimension genre qui, a-t- il estimé, a pris d’importance, particulièrement à partir de cette année 2015. Elle rassemble, selon lui, le développement des activités socio-économiques. « En dehors de la plantation qui est l'axe central, nous développons des activités qui, dans le cadre de la politique actuelle de l’Etat, peuvent être comptés dans  l’axe n°2 du Plan Sénégal Emergent parce c’est le capital humain dans cet axe du PSE et à l’intérieur ce sont les aspects développement social, développement durable et création d’emploi », a-t-il  indiqué. 

« Par rapport à l’aspect genre, nous en faisons beaucoup ; parce que la Grande muraille verte permet de créer plus de 1 800 emplois temporaires, pendant 5 à 7 mois par an et environ 100 emplois permanents, dans des zones qui étaient très défavorisées où l’on ne connaissait presque pas le salaire, où il n’y avait pas de production maraichère », a relevé  le Colonel Papa Waly Gueye.

Actuellement, il est installé le long de la bande, dans les départements actuels de Linguère, de Louga et de Ranérou, plus de 8 jardins polyvalents dans les 5 hectares où chaque jardin polyvalent fait travailler environ 300 femmes. Rien que les Groupements de promotion féminines (Gpf) et les Groupements d’intérêt économique (Gpe) formés par les femmes, où l’agence dispose de membres, le Directeur général a fait comprendre que l’Angmv arrive à intégrer des activités de maraichages et d’arboricoles dans cette qui était uniquement à vocation pastorale. Cela a été d’une importance très grande pour les femmes puis que non seulement çà a contribué une amélioration qualitative du traditionnel alimentaire dans des zones où on avait que le lait, le couscous ou peut- être le riz.

« Aujourd’hui, on a suffisamment de production de légumes, de fruits, pour en consommer et même en vendre », a dit le Colonel notant ainsi une organisation sociale autour des femmes qui engendre des possibilités de création de recettes additionnelles qui leur permet en plus de l’élevage de pouvoir contribuer à une nette amélioration des conditions de vie. Les femmes pasteurs qui s’occupaient de suivre le bétail, de chercher des  aliments pour pouvoir ravitailler la partie du bétail qui restait à domicile, n’ont plus besoin de migrer vers le sud du pays. Elles ont donc d’autres activités supplémentaires qui leur apportent d’améliorer leurs conditions de vie.         

« Au-delà de l’aspect dimension reverdissement nous avons aussi un impact qui va jusqu’au développement scolaire », a souligné le Directeur général de l’ANGMV. Dans certaines écoles primaires, il y a des jardins scolaires qui permettent de maintenir les élèves en permanence dans leur enceinte estudiantine. Ils n’ont plus besoin de retourner à la maison. « Ce sont des genres de cantines scolaires qui ne disent pas leur non que nous avons pu créer mais par l’autoproduction, que les élèves font à travers les jardins scolaires », a expliqué M. Guèye.     

Mieux, les femmes qui partaient en général en exode rurale, ou en transhumance, quittant la zone nord, a rassuré le colonel, n’ont plus besoin d’aller au sud du Sénégal. Donc, il y a une sédentarisation qui a été accompagnée par une population scolaire qui a augmenté. Les enfants qui suivaient leurs parents pour aller en transhumance ne partent plus. Les Ecoles qui fermaient faute d’élève ont aujourd’hui un taux scolaire extrêmement élevé ; en moyenne, les Iden de la zone ont noté que les écoles qui avaient une moyenne de 5 élèves par classe admettent aujourd’hui environ 24 par classe. Avec l’appui de la GMV, ces écoles sont clôturées.