Lutte contre la désertification : Un projet de 2 milliards de FCfa à Louga

angmv faoLa Fao et l’Agence de la grande muraille verte (Angmv) ont conjointement lancé, vendredi, à Louga, la composante nationale du projet « Action contre la désertification ».

L’Organisation des Nations unies pour l’alimentation (Fao) vient en appui à l’Agence nationale de la Grande muraille verte (Angmv). L’institution onusienne a lancé, vendredi, à Louga, la composante nationale du projet « Action contre la désertification » qui se traduira sur le terrain par la mise en place d’une réserve naturelle communautaire à Koyli-Alpha, dans la commune de Mboula, et la restauration de 2.400 ha de terres dégradées dans les départements de Louga et Linguère.

Le lancement officiel dudit projet a mobilisé tous les acteurs : autorités administratives, partenaires au développement, agents des Eaux et Forêts, de l’Elevage, de l’Agriculture, de l’Hydraulique et des collectivités locales concernées. Le projet qui couvrira une période de trois ans (2016-2019), pour un budget de près de 2 milliards de FCfa (1.885.160 euro), vise à renforcer les acquis obtenus dans la première phase du déploiement de la Grande muraille verte.

« A terme, le projet permettra de réhabiliter les terres dégradées, d’améliorer l’alimentation du bétail en fourrages, de contribuer à la conservation des espèces menacées d’extinction et au développement de l’emploi local », relève Ousseynou Diop, associé au Programme Fao Sénégal. Le projet, dit-il, se propose d’accompagner les communautés dans l’identification et le développement d’activités génératrices de revenus basées sur une utilisation durable des biens forestiers et des écosystèmes. Le colonel Papa Waly Guèye, Directeur général de l’Angmv, salue, quant à lui, l’arrivée d’un projet « assez original » qui va permettre la création de valeur ajoutée par l’introduction d’espèces animales et la promotion de l’écotourisme. « La Grande muraille, c’est plus que planter des arbres. Il y a toute une série d’activités qui sont déroulées pour améliorer les conditions de vie des populations et promouvoir le développement », explique-t-il, magnifiant particulièrement la mise en place des jardins polyvalents. Lesquels ont permis à beaucoup de femmes d’être autonomes, passant d’une « logique de consommation à une logique de production ». Cette dynamique de progrès, pense le colonel Guèye, va s’accélérer avec le renfort de la Fao qui aidera l’Angmv à valoriser davantage les potentialités des zones désertiques et à être plus performante sur le terrain.

Le Soleil